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Les Tsadikims sont toujours vivants, même après leur départ de ce monde

Quelques mois après le décès du Hazon Ich, deux amis montèrent dans le même taxi en direction de Bnei Brak. Au cours de leur discussion, ils émirent tous deux d’amers regrets quant à la disparition récente de grands Tsaddikim tels que le Hazon Ich.

Lorsque le passager assis près du conducteur entendit les propos de ses deux compagnons de route, il se tourna vers le chauffeur et lui demanda, outré:

— Est-ce que tu entends ce que disent ces renégats ? Ils pensent que le Hazon Ich est mort !

Le conducteur répliqua aussitôt:

— Ces deux hommes sont loin d’être des renégats ! Ce n’est pas la première fois que je les conduis vers Bnei Brak et j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec eux à plusieurs reprises. Ce sont des Talmidei Hakhamim et tu peux avoir confiance en eux.

— Peu m’importe qu’ils soient versés dans l’étude de la Torah. Puisqu’ils considèrent que le Hazon Ich est mort, ce sont des renégats.

Son entêtement finit par éveiller la curiosité des passagers. Cet homme, qui ne portait pas même de kippa, refusait visiblement de faire face à la réalité : le Hazon Ich avait bel et bien rendu son âme pure à son Créateur quelques mois auparavant. Pourquoi s’obstiner à affirmer le contraire ?

—J’ai une histoire à vous raconter, dit l’homme. Si cela ne dérange personne, arrêtons un moment la voiture, et je vous en ferai le récit.

Confortablement installés dans le véhicule immobilisé, les voyageurs écoutaient attentivement ce narrateur improvisé:

— Lorsque ma fille était sur le point de mettre au monde son premier enfant, son époux était en déplacement. Elle me demanda alors de la conduire à l’hôpital, ce que j’acceptais avec joie. Elle fut très vite prise en charge par l’équipe médicale, et tandis qu’elle entrait en salle de naissance, je restais dehors, en faisant les cent pas. Je me souviens de cette attente interminable, alors qu’il me tardait de prendre mon petit-fils dans les bras. La porte de la pièce dans laquelle se trouvait ma fille depuis plusieurs heures s’ouvrit tout à coup, laissant passer un médecin à la mine grave:

— La situation est assez complexe, commença-t-il par dire. Il y a peu de chances que le bébé vive, et si nous ne nous dépêchons pas d’opérer votre fille, elle mourra probablement elle aussi.

Il me tendit ensuite un papier contenant l’autorisation d’opérer en me demandant de le signer. Mon monde s’écroula à ce moment là. Il n’y aurait pas de bébé et ma fille était entre la vie et la mort. Alors que je me laissais tomber sur l’une des chaises de la salle d’attente, une infirmière vint me sermonner:

— Que faites-vous donc là ? Courez-donc voir le Hazon Ich. Demandez lui une bénédiction pour votre fille. Tout ira bien, vous verrez…

Je n’avais aucune idée de qui était le Hazon Ich, mais cette femme avait l’air si sûre d’elle, et j’étais si désorienté. Après tout, je ne perdais rien à suivre son conseil. Je me rendis à Bnei Brak et une fois sur place, je demandai à un passant de m’indiquer la maison du Hazon Ich. Il était déjà tard mais une lumière brillait dans le foyer du Rav. Le coeur battant, je frappais à la porte du Tsaddik qui ouvrit quelques secondes plus tard.

Le visage souriant, il m’invita à pénétrer dans son humble demeure et me demanda la raison de ma visite. Je lui exposais la situation critique dans laquelle ma fille et son bébé à naître se trouvaient et le Hazon Ich se mit à arpenter la pièce de longues minutes jusqu’à ce que finalement, il se tourne vers moi avec un large sourire et me dise:

— Mazal Tov ! Votre fille vient de mettre au monde un beau bébé en bonne santé ! Et contre toute  attente, c’est exactement ce qui se passa !

Quelques années plus tard, le même épisode se reproduisit avec ma seconde fille. Son accouchement se compliquait et le médecin me demanda de signer une autorisation pour l’opérer et tenter de la sauver. Cette fois, je savais ce que j’avais à faire. Je me précipitai dans le premier bus pour Bnei Brak et courais en direction de la maison du Hazon Ich. Mais je m’aperçus bien vite que celle-ci était vide. Lorsque j’interrogeai les passants, tous furent surpris par ma question : le Hazon Ich était décédé quelques temps auparavant.

Mais cette réponse ne me convenait pas du tout. Le Hazon Ich ne pouvait pas m’abandonner. Pas lorsque la vie de ma fille était en jeu !

Alors je demandai à droite et à gauche où se trouvait le tombeau du Tsaddik. J’étais résolu à lui demander de l’aide. Mais il était déjà tard, et les portes du cimetière étaient fermées. Peu m’importait. Je sautais au dessus du portail et lorsque je trouvais enfin la tombe du Hazon Ich, je me mis à prier :

—Rabbi, tu es intervenu pour moi auprès d’Hachem pour qu’Il sauve ma fille aînée! Aujourd’hui, c’est ma cadette qui est en péril. Je t’en supplie, aide moi!

Après avoir épanché mon coeur sur le kever du Rav, je me dépêchai de retourner à l’hôpital où l’on m’annonça immédiatement que ma fille avait accouché d’un bébé en excellente santé.

Maintenant, je vous pose la question: Est-ce que le Hazon Ich est mort ?

Cette histoire vraie illustre à la perfection l’assertion suivante: צדיקים במיתתן נקראים חיים. “Même après leur mort, lesTsaddikim sont considérés comme vivants.”


Par conséquent, nous ne devons pas hésiter à nous rendre sur leur kever, leur tombe, pour leur demander de défendre notre cause auprès d’Hachem et prier que par leur mérite, tous nos voeux soient exaucés létova, pour le bien.


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