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RECONNAÎTRE LE MAÎTRE DU MONDE

D'après des propos de Rav Chelomo Moché Amar chlita Richon Letsion Grand Rabbin de Jérusalem entendus sur Zoom

Ce qui se passe en ce moment n'a jamais existé auparavant.

Qui aurait pu imaginer qu'un jour nous vivrions ce que nous vivons actuellement ? Qui aurait pensé qu'un monde, qui se croyait tellement développé dans bien des domaines, serait aussi rapidement (et tellement) renversé, à travers une créature minuscule et invisible ?

Nous avions des projets, et pensions pouvoir les réaliser sans difficulté. Nous étions parfois tellement absorbés par nos activités et nos prévisions, que nous avons oublié qu'il fallait l'aide d'Hachem pour leur réalisation.

Une personne très riche et respectée peut parfois en arriver à s'enorgueillir, et à oublier qu'elle doit se soumettre à Hachem ; qu'elle a constamment besoin de Son aide et que c'est Lui qui dirige sa vie.

De nos jours, nous avons quelques difficultés à ressentir ce qu'est la soumission. Mais à l'époque où l'esclavage existait, l'esclave savait pertinemment que même s'il était très fort et doté de nombreuses qualités, il devait respecter son maître, être soumis à Lui.

Nous aussi devons-nous soumettre à Hachem, et c'est cela qui nous fera trouver grâce à Ses yeux, comme l'indiquent les mots de Téhilim : "kééné avadim el yad adonéhème (...) ken énénou el yad Hachem Élokénou ad chéyé'honénou".

L'être humain a évidemment de la valeur, qui provient de sa néchama, du tsélème Élokim qui est en lui. Il peut accomplir de grandes choses, et sera récompensé par Hachem pour chaque bonne chose qu'il a faite. Mais il doit faire attention à ne pas utiliser ses forces dans le mal. Car même s'il en a la possibilité (du fait de son libre arbitre), il ne doit pas oublier qu'il devra un jour rendre des comptes à Hachem sur ce qu'il a fait.

L'homme ne doit pas s'enorgueillir, c'est-à-dire s'imaginer qu'il est tellement puissant qu'il n'a pas besoin d'Hachem.

A travers le bouleversement actuel du monde, Hachem nous rappelle que c'est Lui qui dirige le monde. Qu'Il est "Hachem békérève haarets", qu'Il intervient dans le monde, comme Il l'a montré avant la sortie d'Égypte, à travers les makot.

Un jour, en Amérique, un homme fut hospitalisé pendant deux semaines, car il avait du mal à respirer. Lorsqu'il fut autorisé à rentrer chez lui, il alla payer les frais d'hospitalisation et découvrit, à sa grande consternation, qu'ils s'élevaient à plus de trente mille dollars. Il se mit à pleurer ; mais pas parce qu'il n'avait pas de quoi payer, ou désirait un crédit échelonné. Il pleurait parce qu'il se disait : "Pour deux semaines de respiration, je dois payer des milliers de dollars. Et tout le reste de ma vie, lorsque j'ai respiré sans difficulté pendant de nombreuses années, est-ce que j'ai payé quoi que ce soit à Hachem ? Est-ce que je l'ai remercié ne serait-ce qu'une fois pour cette immense bonté qu'Il m'a accordée ?".

Au sujet des mots de Téhilim "kol hanéchama téhalel Kah", les Hakhamim ont expliqué que pour chaque respiration, il faut remercier Hachem. Nous avons peut-être déjà entendu cet enseignement, et nous avons plusieurs fois dit dans la tefila qu'Hachem est notre seul roi ("Avinou Malkénou ein lanou mélekh éla Ata"). Mais dans la période dans laquelle nous sommes actuellement, nous ressentons cela plus que jamais. Des gens de grande valeur nous ont quittés, d'autres sont encore hospitalisés, et nous voyons clairement que c'est seulement vers Hachem que nous pouvons nous tourner. Qu'Il n'y a que Lui qui peut mettre fin à cette épidémie, et guérir de toutes les maladies.

Le vrai problème, actuellement, n'est pas seulement de trouver un moyen de guérir de ce virus. Car même si on le trouve, il peut hass véchalom y avoir d'autres maladies inconnues, et pour lesquelles il faudra de nouveau trouver un remède. Pour que la situation s'améliore véritablement, il faut que l'homme lui-même s'améliore.

Le premier Beth Hamikdach a été détruit en raison de la pire faute (l'idolâtrie). Mais au bout de soixante-dix ans, il a été reconstruit. Le troisième Beth Hamikdach, par contre, n'a toujours pas été reconstruit. Depuis près de deux mille ans, nous sommes exilés, et n'avons toujours pas réparé ce qui l'empêche d'exister : la faute de la haine gratuite.

A force d'être tout le temps en société, d'être tout le temps entouré, on oublie parfois la valeur des gens autour de nous, et combien il faudrait les respecter. Mais il faut savoir que les mitsvot envers notre prochain (exemple : ne pas haïr dans notre cœur) sont toutes aussi importantes que celles qui concernent notre relation avec Hachem (le Chabbath, la cacherout etc...).

Une fois, Rav Chelomo Moché Amar est allé rencontrer un pape. A cette occasion, il a mis sur lui une chaîne sur laquelle il y avait un pendentif représentant les deux tables de la loi, sur lesquelles étaient écrits les dix commandements. En voyant ce bijou, le pape a demandé : "Mais pourquoi n'avoir pas écrit ces commandement en une seule liste ? Pourquoi sont-ils écrits sur deux tables ?".

Et la réponse est : cela nous enseigne que les mitsvot envers Hachem (qui sont écrites sur la première table) sont aussi importantes que celles envers son prochain (qui sont écrites sur la seconde).

En étant confinés, nous avons davantage la possibilité de réfléchir à nos comportements pour les améliorer. Car cette analyse ne doit pas être rapide et superficielle. Elle doit être approfondie, comme l'indiquent les mots de Yirmiya : "Na'hpéssa dérakhénou véna'hkora, vénachouva ad Hachem".

Hachem attend nos tefilot, Il veut que nous nous tournions vers Lui. Et il ne faut pas s'imaginer que la tefila est un privilège réservé aux grands Rabbanim ou tsadikim. Hachem écoute les tefilot de tout le monde, dès lors qu'elles sont sincères (comme l'indiquent les mots de Téhilim "Karov Hachem lékhol koréav lékhol acher yikraouhou véémet").

Une tefila sincère, c'est une tefila dans laquelle on ressent profondément ce que l'on dit ("piv vélibo chavim"). On ne se contente pas de dire des mots, mais on ressent ces derniers dans notre cœur.

Lorsqu'on prie Hachem sincèrement et avec humilité, notre tefila ne peut pas être repoussée (et ce même en période de rigueur divine, comme l'indiquent les mots de Téhilim "Lev nichbar venidké Élokim lo tivzé").

 

יברכך ה' וישמרך, יאר ה' פניו אליך ויחונך, ישא ה' פניו אליך וישם לך שלום. ושמו את שמי על בני ישראל ואני אברכם.

« Que l’Eternel te bénisse et te protège !

Que l’Eternel fasse rayonner Sa face vers toi et te soit bienveillant !

Que l’Eternel tourne Sa face vers toi et t’accorde la paix !

Ils imposeront mon nom sur les enfants d’Israël, et moi je les bénirai. »


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